Mairie de Rosoy-sur-Amance

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Sa situation et ses origines

 

Le village de Rosoy, (Rosoyum ou Roseyum), au milieu de vallons verdoyants, est traversé par le ruisseau des Joncs, un affluent de l'Amance sur sa rive gauche. Ancienne commune du canton de Fayl-Billot, elle est rattachée maintenant à celui de Terre-Natale. En 1880, plusieurs coteaux furent exploités en vigne. Seuls, quelques trois hectares subsistent. On y cultivait l'osier et le chanvre. On y exploitait des carrières de grès. Rosoy était un village où l'activité artisanale était très intense et très variée. Son territoire s'étend sur près de 1000 hectares.  Les bois représentent moins de dix pour cent de sa surface. Son territoire est traversé par la ligne de chemin de fer reliant Paris à Bâle. Sa population s'élevait à cette époque, à plus de 600 habitants. Elle n'est plus actuellement que de 226 soit une perte de près des deux tiers. Les origines du village ne sont pas précises. Les premières présences humaines remontent au paléolithique moyen. Le néolithique a laissé quelques traces à Rosoy. Des silex taillés et de nombreux éclats ont été trouvés sur son territoire. Ils sont conservés au musée de Langres. Plus de 300 monnaies gauloises auraient été ramassées. Le tracé d'une voie romaine, allant de Chaudenay à Lafertésur-Amance serait à rechercher. Il est relaté que quatre fiefs se partageaient la seigneurie du village. Le château de La Motte (ou Lamotte), qui aurait été bâti à proximité de l'église, et qui relevait de l'évêché en est le premier. Le château de Grenant qui dépendait du roi  est le second. Le troisième est le fief de Saint-Seine. Le quatrième est le fief de Vézelize. Les deux derniers dépendaient de Lamotte. Vers 1160, il est fait mention de deux seigneurs : Lambert de Rosoy et son fils Guy. En 1206, Guillaume de Rosoy se dévoua totalement à l'évêque de Langres. Vers 1296 vécurent Kalon de Rosoy puis Gauthier son fils. La seigneurie passera successivement à la famille d'Anglure (dont les origines se situent fin du XIIIème siècle) puis à la famille Dumolinet dès 1616. En 1650, François Dumolinet honora la  magistrature de Langres. Il fut l'auteur de divers  ouvrages manuscrits sur la justice. Il réalisa un écrit sur les saints du diocèse de Langres et décrivit cette ville et ses environs. Un seigneur de Rosoy, Etienne Voinchet vers 1739, fut lieutenant-général à Langres. Rosoy dépendait de la généralité de Champagne, de l'élection et du bailliage de Langres. En 1637, le bourg fut rançonné par les Croates qui prêtèrent main forte aux Comtois et aux Lorrains. En 1643 et 1644, époque où se terminaient les hostilités avec la FrancheComté, le village subit de nouveau des coups de mains. Les guerres plus récentes, bien qu'ayant apporté leur lot de misère, l'épargnèrent dans son ensemble. En 1830, Rosoy dépendait de la prévôté de Hortes. Dans les bois de Rosoy fut construit un château qui ne présente aucun caractère architectural. Il fut un temps utilisé pour une colonie de vacances. La source de St-Gengoulph (ou St-Gengoul), n'est plus beaucoup connue de nos jours. Elle se trouve entre la route principale traversant le village et la filature. Beaucoup de gens, dans des temps plus reculés, se rendaient à cette source miraculeuse. La christianisation effaça ces anciennes superstitions qui furent courantes à une époque. 

L'église Saint-Gengoulph
La bâtisse C'est en 1600 que fut bâtie la première église de Rosoy. Cet édifice, sans aucun caractère, fut construit dans la simplicité mais la solidité n'y était pas. En 1832, la voûte de cet ancien édifice, qui n'excédait pas cinq mètres, se dégrada très gravement et il fut question de rénover l'ensemble, de l'élargir et d'y adjoindre une tour. Deux cloches furent suspendues sur le côté de la bâtisse. En 1855, il y eu un projet de reconstruction de cette même église. Un bilan très négatif relança la sécurité de ce lieu de culte. Le seuil des fenêtres ne s'élevait pas à plus d'un mètre du sol, ce qui permettait de voir de l'intérieur ce qui se passait dehors, et réciproquement. Le sol était en contrebas du niveau extérieur, ce qui était une cause d'humidité permanente. On comprend facilement que le peu d'élévation de la voûte d'une part et l'humidité de cet édifice d'autre part, la rendaient malsaine, surtout quand on songe au nombre d'habitants qui s'y entassaient le dimanche et les jours de fête. Outre ces inconvénients, il fallut établir, sous cette voûte déjà trop basse, une vaste tribune pour les petites filles. Le choeur était réservé aux élèves de l'instituteur communal. Malgré ces dispositions, plus de 150 habitants ne pouvaient avoir de place dans cette église. Nous sommes en 1859 et la commune prit la décision de reconstruire l'édifice. Le 14 mai 1859, un devis est dressé par Monsieur Barbier,architecte à Vesaignes.
Son plan est celui d'une basilique, avec abside polygonale et bas côtés terminés par des chapelles. Le style employé est celui de la première moitié du XIIIème siècle. Le début des travaux est fixé pour 1861. Ils ne devront pas  excéder deux ans. L'ancienne église, malgré sa vétusté, restera utilisée. Les deux églises cohabiteront côte à côte jusqu'à l'achèvement des travaux. La construction sera entièrement en pierre de taille des carrières de Chevillon. Durant les travaux, l'architecte décéda. C'est Monsieur Girard de Langres qui le remplaça. Le clocher ne sera construit qu'à la hauteur du faîtage de l'église. La commune n'était plus en mesure de poursuivre les travaux, malgré les centimes extraordinaires qu'elle avait votés pour cette édification. Ce n'est qu'en 1865 que la dernière partie du clocher sera poursuivie. Le maître-autel fut construit aux frais du Curé Caillet, la commune lui apportant une subvention de 120 F. L'ameublement de l'église s'effectuera un peu plus tard. C'est grâce au dévouement à la cause publique de ce prêtre et du maire de la commune, Jean Sautot, que cette église vit le jour dans de telles proportions. Il a fallu beaucoup de sacrifices financiers. Se sont ajoutées aussi, les nombreuses contributions volontaires de nos ancêtres. Cette souscription s'élèvera en 1861, à 13 600 F. Rosoy avait enfin une bâtisse digne de sa population. L'ancienne église sera démolie en 1864. J'ai retrouvé dans le compte de gestion annuelle de la commune, une somme de 150 F allouée à cette nostalgique opération. L'architecture est d'inspiration gothique, avec ses contreforts, ses fenêtres étroites et élancées, sa double rangée de
fenêtres ogivales. On peut apercevoir les différentes croisées en voûte, bien caractéristiques de ce style. Le toit de l'église, couvert en ardoise, était en très mauvais état. Il sera restauré en 1898. En 1931 et 1932, la toiture fut refaite ainsi que les enduits intérieurs qui avaient beaucoup souffert des infiltrations. En 1958, la partie intérieure gauche, côté qui est le plus exposé aux intempéries, est rénovée ainsi que son zingage. Voici la liste des enfants de la paroisse morts au champ d'honneur :

 

Abel Cothenet, 21 septembre 1914 Georges Ruot, 22 septembre 1914 Camille Déchanet, 7 mars 1915 Lucien Guerrel, 29 mai 1915 Jacques de Beaune, 21 septembre 1915 Louis Rougeot, 25 septembre 1915 Jean-Baptiste Benoît, 20 octobre 1915 Eugène Etiennez, 26 décembre 1915 Emile Renaud, 18 février 1916 Jean-Marie Collin, 25 mars 1916 Eugène Cothenet, 21 août 1916 Joseph Mansotte, 18 juin 1917 Eugène Hodot, 30 mai 1918 Victor Messager, 2 juin 1918 Alfred Mast, 4 juin 1918 Fernand Bascin, 11 juin 1918 Armand Mariet, 28 octobre 1918 Albert Rougeot, 14 novembre 1918
Henri Mast, 14 juin 1940

Son saint patron

L'église est dédiée à St-Gengoulph, patron de la paroisse. La fête patronale a lieu le 5ème dimanche après Pâques. En 1789, Rosoy fait partie du doyenné de Pierrefaites et du diocèse de Langres. Au VIIème siècle, il y avait un duc nommé Gengoulph qui aurait possédé Varennes et qui serait l'aïeul de ce saint. La légende de St-Gengoulph date du VIIIème siècle. 

 

 Les vitraux

Les vitraux sont au nombre de quinze. Les plus remarquables sont ceux qui entourent le choeur. D'une finesse et d'une élancée typiques, ils représentent le Christ au centre et de chaque côté, St-Pierre et St-Paul. Il est à souligner que plus aucune protection mécanique ne subsiste pour préserver ces oeuvres artistiques. Une certaine dégradation de quelques couleurs est à noter ainsi que quelques verrières cassées. Les extérieurs supérieurs de la voûte comportent une douzaine de fines colonnettes. Leur dimension est réalisée au dixième des piliers principaux qui eux-mêmes, sont formés de colonnes. Elles supportent  dans une niche, une verrière de petite taille. Ces ouvertures sont au nombre de douze. En 1961, les vitraux de l'église subiront des dégradations par des inconnus. La commune portera plainte. En 1985, ils bénéficieront d'autres petites réparations. Contrairement à l'église de Hortes, aucun nom de bienfaiteur ne figure sur certaines de ces verrières.
Les autels

Le maître-autel est un chef d'oeuvre de sculpture mais l'humidité, avec les années,  dégrade la pierre fragile dont il est fait. Cinq statuettes ornent le pied de l'autel. Le sanctuaire est pratiquement orienté. Un autre autel est dédié à la Vierge, sous le vocable de l'Immaculée Conception. Six ex voto y sont apposés. Le chemin de croix est d'une taille importante. Il est réalisé sur de la tôle émaillée, avec un entourage de bois. Le sol  est pavé de dalles rectangulaires, en pierre du pays. Seuls, une allée transversale et le choeur sont carrelés. Le carrelage au pied du maître-autel se soulève. Un deuxième autel, face à l'assemblée, a été édifié. Ces autels se retrouvent dans de nombreuses églises. Ils ont été édifiés dans la période du concile Vatican II et faisaient partie de la réforme de la liturgie, avec la messe en français et les nouvelles prières eucharistiques. Les fonts baptismaux possèdent un imposant retable au centre duquel, une sculpture a été intégrée. Deux anciennes statues en bois extrêmement abîmées complètent cet ensemble. Le baptistère, sur un socle en pierre, est recouvert d'un dôme en cuivre. 
 

Le clocher

D'une élégante conception, sa flèche, élancée, est en pierre. L'ensemble de cette tour à une hauteur de 37 m. Un coq neuf y fut hissé lors de la rénovation de la toiture, en 1932. En 1907, la foudre tomba sur le clocher. C'est un architecte de Langres qui fit l'expertise pour évaluer les dégâts causés. Le 11 juillet 1942, la foudre tomba de nouveau sur ce dernier. En 1950, après des coups de foudre à répétition, un paratonnerre fut installé afin d'assurer une protection pour le bâtiment.
Le beffroi Le beffroi fut renforcé en 1904 puis en 1931, où les trois cloches furent montées sur roulement à billes. En bois à l'origine, dégradé par le temps, il fut totalement remplacé par un beffroi métallique. Ce travail fut réalisé en 1988 par les Ets Hennequin, pour un montant de 158 312 F.

 

Les cloches

Le 4 février 1844, la grosse cloche fut cassée et plus de la moitié des habitants se plaignirent de ne plus entendre sonner, et l'horloge, et les coups des offices. Ils déplorèrent qu'elles n'eussent jamais été en harmonie. En conséquence, le conseil décida de les refondre toutes les deux, en augmentant leur poids de deux cents kilos, pour les accorder. Le 16 juillet 1844, les deux cloches furent fondues par Monsieur Barret de Breuvannes. Elles furent pesées en présence du conseil municipal et furent reconnues avoir le poids de 1133 kg, soit 649,75 kg pour la grosse et 483,25 kg pour la petite. Ce fut seulement en 1880 que la troisième rejoindra ses soeurs (voir page 184). Elles seront électrifiées en 1936. Durant la deuxième guerre, c'est une sonnerie de cloche qui annoncera l'extinction des lumières du village, selon un plan de défense passive.
La petite FONDUE EN 1844, SOUS L'ADMINISTRATION DE MONSIEUR ANTOINE POINSE, MAIRE DE ROSOY. PARRAIN, MONSIEUR JEAN ATHANASE LOUIS, CURE DE PRASLEY. MARRAINE, DEMOISELLE ANNE ROUGEOT, FILLE DE MONSIEUR MAURICE CRHISTOPHE ROUGEOT, BENITE PAR MONSIEUR JEAN-BAPTISTE CHICAUDET, CURE DE LA DITE COMMUNE. BARRET FRERES, FONDEURS, BREUVANNES. Son diamètre : 0,90 m. 149
La moyenne J'AI ETE DONNEE A LA COMMUNE DE ROSOY EN 1824 PAR MONSIEUR JEAN MILLOT, GARCON. REFONDUE PAR LA DITE COMMUNE EN 1844, SOUS LA GESTION DE MONSIEUR ANTOINE POINSE, MAIRE DU DIT ROSOY ET BENITE PAR MONSIEUR JEAN-BAPTISTE CHIC UDET, CURE DE LA DITE PAROISSE, MON PARRAIN. J'AI EU POUR MARRAINE DAME ANNE TESTEVUIDE, EPOUSE DE MONSIEUR NICOLAS LEFORT ET NIECE DU DIT MONSIEUR MILLOT. Son diamètre : 1,00 m.
La grosse J'AI EU POUR PARRAIN MONSIEUR  ALPHONSE LAGRANGE, DOCTEUR EN MEDECINE, DEMEURANT AU CHATEAU DE ROSOY ET POUR MARRAINE, MADEMOISELLE BERTHE MELANIE DUCHEMIN, RESTANT A PARIS.1880. J'AI ETE BAPTISEE EN L'HONNEUR DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE, PAR MONSIEUR SOMMIER, CURE D'HORTES. MONSIEUR EMILE PARISOT ETANT MAIRE ET MONSIEUR BLAISE CAILLET, CURE DE ROSOY. ALFRED MARTIN, FONDEUR A NANCY. Son diamètre : I,10 m. Voici quelques-unes de leurs particularités : Dans le texte de la cloche moyenne, le A de Chicaudet a été oublié, ce qui explique " Chic udet ". Dans le texte de la petite, on peut se poser la question sur le pourquoi de " Crhistophe " et de son orthographe ! La plus grosse a une fixation en rond, sans les oreilles de fixations habituelles. Les inscriptions y sont gravées en profondeur, contrairement à toutes les cloches de Haute-Amance. Elle ne possède pas de moteur de tintement. Il faut relever que la moyenne est la cloche la plus ancienne de Haute-Amance, bien que refondue en 1844. Les trois cloches se balancent  dans le sens de la nef. Leur tonalité : mi, fa et sol dièse, est dans un accord imparfait.

L'horloge Une ancienne horloge existe encore au premier niveau du clocher. Elle a été offerte par la famille Sautot-Mammès, le 31 janvier 1906. Cette horloge mécanique nécessite un remontage quotidien. Elle a été réparée en 1927, par Monsieur Nicolas, horloger à Fayl-Billot. Elle n'est plus en service. Une plus moderne électrifiée, l'a remplacée en 1981.
Les statues et les accessoires de culte Plus d'une douzaine de statues sont encore en place. De chaque côté du maître-autel se trouvent St-Gengoulph et StDidier (XVIIIème siècle), importantes statues en bois polychrome d'une hauteur de 1,70 m. La dernière est classée par les Monuments Historiques. Sept bâtons de procession, munis de leur statuette en bois doré et peint, datant du XVIIIème et du XIXème siècle, sont répartis en divers endroits. Ste-Jeanne d'Arc, Ste-Thérèse de l'enfant Jésus, St-Antoine et bien d'autres statues complètent cet intérieur. La plupart proviennent de la générosité des bienfaiteurs. Ciboire, reliquaire, calice, ostensoir et bien d'autres pièces de valeur, font partie de ce patrimoine religieux. Un confessionnal se trouve vers l'entrée principale, seul dans une petite chapelle. Une stalle un peu travaillée est présente dans le choeur.

Les tableaux

En 1983, le tableau : " La Vierge à l'Enfant " fut restauré. Ce dernier est actuellement à la sacristie. C'est une oeuvre du XVIIème siècle. La restauration de ce tableau dont l'intérêt artistique est indiscutable a coûté, pour information, la somme de 4 500 F hors taxes, financée en grande partie par l'A.R.E.S. Un autre tableau, juste en dessous de la tribune, représente la descente du Christ de la croix entouré des saintes femmes.
La chaire Elle est ornée, dans sa partie basse, de trois motifs représentant une vierge, ces derniers étant rapportés sur les panneaux. L'ensemble est coiffé d'un dôme sous lequel est suspendue une colombe en vol. Juste en face de la chaire, il y a un crucifix en bois d'une dimension imposante.

La tribune

Elle n'est plus utilisée actuellement et pour des raisons de chauffage, un panneau y a été placé. Sa balustrade en pierre est ornée de trois rosaces. Le panneau qui l'isole cache malheureusement la magnifique rosace de la façade principale de l'édifice.
Cette rosace comporte plus de dix autres petites rosaces en son centre. L'ensemble a été mis en valeur récemment, par un projecteur intérieur. Son architecture rappelle certaines verrières du XIIIème siècle. Le parvis de l'église est d'ailleurs admirablement complété par trois sculptures en pierre.

 

Le cimetière

Son cimetière, à l'origine, se trouvait à l'emplacement de la Vierge, à côté de l'église. Beaucoup de problèmes d'assainissement se sont posés et les tombes regorgeaient d'eau. La décision fut donc prise de le transférer à l'extérieur du village. Le cimetière nouveau fut construit par la commune en 1850, mais il s'avéra qu'en 1880, il n'était plus possible d'y élever des monuments, la commune dut prendre une décision et opta pour le principe des concessions trentenaires et perpétuelles. Il devint impératif de respecter un plan d'alignement pour l'organisation de ce cimetière. En 1898, la commune fit l'acquisition de terrains pour élargir le chemin d'accès dangereux dans certains endroits. L'ancien cimetière a laissé un espace privilégié de verdure qui s'est accru, année après année. C'est ainsi que les ifs, les sapins, les thuyas et bien d'autres arbres ont grandi. Devant le projet d'aménager, face à la sortie latérale de l'église, une statue de la Vierge, il fut décidé de faire le vide en coupant la plupart de ces arbres, ce qui par là même, dégagea et remit en valeur la façade nord de l'édifice. Cette statue de la Vierge est la reproduction de celle de l'église de St-Sulpice à Paris selon un modèle dit de Pigalle. Elle fut érigée durant l'année mariale 1949 grâce à une souscription spontanée de la population. Elle est en fonte et pèse 185 kg pour une hauteur de  1,50m et repose sur un piédestal en pierre de Chamesson. Elle fut inaugurée par Monseigneur Louis Chiron, évêque de Langres. Quelque quatre croix de mission en pierre sont répertoriées sur le territoire de Rosoy.

 

Les maires de Rosoy

Les actes d'état civil les plus anciens datent de 1756. Ils étaient tenus à cette période par les prêtres.
Jean Ravenet est maire de 1793 à 1812.
Pierre Rougeot est maire entre  1813 et 1831. Il décède le 22 novembre 1853 à l'âge de 84 ans.
Jean-Baptiste Lefort est maire en 1832. ·Il est très surprenant de retrouver des documents relatant des plaintes entre privés : " Un certain Candelier de déclarer, je viens d'être sur-le-champ inculpé et menacé par le Sieur  JeanBaptiste Poinsé, devant et dans mon domicile. En arrivant chez le dit Candelier, ce dernier était absent mais son épouse était là ; Ouvrez-moi, il est caché chez vous, il faut que je le trouve, que je lui donne un mauvais coup et que je le tue. Les deux parties en sont venues aux mains, sans cependant se donner de mauvais coups... Mêlez-vous de ce qui vous regarde, il l'accabla de sottises à haute voix, où les voisins ont  accouru... " Ces petites anecdotes sont consignées dans le cahier des délibérations, signées du maire et des parties concernées. · Le 15 juillet 1832, un incendie détruit pratiquement toute la rue qui se trouve à l'Est de l'église. Les toits en chaume et l'inexistence de mesures contre l'incendie ont laissé les habitants de Rosoy pratiquement impuissants face à ce terrible incendie.

Jean-Nicolas Drouot est nommé maire le 12 mars 1835. Le maire à cette époque possédait tous les registres communaux chez lui. Il démissionne en 1836.
Denis Sautot le remplace le 2 février 1836, puis le 15 juillet 1837.
Jean Mansotte est maire en 1839. Il est né à Rosoy le 18 septembre 1789. Il décède le 5 novembre 1856 à l'âge de 67 ans.
Jean Testevuide Bouvier est né en 1787  à Rosoy. Il est receveur buraliste. Il est nommé maire le 30 juillet 1840. ·Le local des pompes est construit cette même année. ·Quand un nouvel habitant veut s'installer à Rosoy, il est fait une déclaration sur un registre où la personne s'engage à régler toutes les charges qui lui seront imposées. Jean Testevuide démissionne le 4 septembre 1842. Il décède à l'âge de 57 ans.
Antoine Poinsé Huguenin est né le 23 octobre 1802. Adjoint sortant, il remplacera le maire démissionnaire. Il est propriétaire cultivateur. Il sera de nouveau nommé le 1er octobre 1843. En 1846, naît un projet de construction d'une maison commune au centre du village.
André Parisot est né à Rosoy le 18 octobre 1813. Il est propriétaire. Il est nommé maire le 15 novembre 1846. Le 2 août 1848, il est réélu. ·En 1849, il est question de transférer le cimetière à l'extérieur du village.
·En 1850, la commune crée une école de filles qui sera placée sous la direction des Soeurs de la Providence résidant à Langres. André Parisot décède le 10 décembre 1850, à l'âge de 37 ans.
Jean Antoine Sautot est né le 4 septembre  1819 à Rosoy. Il est jardinier de métier. A 32 ans, il est élu maire au deuxième tour de scrutin, le 18 mai 1851. ·La commune s'insurge contre certaines personnes qui vont " extraire des moellons et du sable pilé " dans les carrières communales, sans aucune autorisation de cette dernière. ·En 1851, Rosoy compte 663 habitants. ·Depuis de nombreuses années, la commune cherche un bâtiment au centre du village afin de se procurer une mairie avec peu de frais. François Bontemps, suite à l'incendie d'une partie de sa maison propose une vente ou un échange à la commune, la partie habitation étant encore en bon état. Jean Sautot est reconduit dans ses fonctions le 20 juillet 1852. ·Suite aux pertes considérables et désastreuses subies par la commune lors d'incendies, du fait le plus souvent de retard dans l'organisation des secours, elle vote des primes d'encouragement à quiconque arrive le premier sur les lieux du sinistre, avec une ballonge pleine d'eau montée sur une voiture attelée à un cheval : Quinze francs pour le premier, dix francs pour le second, cinq francs pour le troisième et cinq francs pour celui qui arrivera le premier devant le magasin de la pompe avec une charrette attelée pour pouvoir transporter la pompe  sur le lieu de l'incendie. ·En 1855, une carrière est ouverte sur les terrains communaux. L'utilisateur sera l'entreprise de chemins de fer de Paris à Mulhouse. Ce sera un revenu inattendu pour la commune qui en a grand besoin. Cette même année, une enquête est menée pour déterminer dans quel village, la gare sera construite. Le 28 juin 1855, Jean Sautot est nommé maire. Voici quelques corps de métier qu'on trouvait à Rosoy : Claude Dupin, cordonnier. Christophe Voillemin, menuisier. Jean Loiselot, maçon. Didier Bresson, couvreur. JeanNicolas Drouot, horloger. Victor Magnier, entrepreneur. Hannaire, architecte... ·C'est la période des travaux du nouveau cimetière. ·Les séances du conseil municipal ont quelquefois lieu à six heures ou sept heures du matin mais le plus souvent entre quatorze heures et dix-huit heures. Jean Sautot est reconduit dans ses fonctions le 31 juillet 1860. Le maire sortant est reconduit le 14 août 1865 puis le 17 septembre 1870. ·Le 28 novembre 1870, la Place de Langres ordonne la réquisition de vingt neuf têtes de bétail, 1500 kilos de foin, 2000 kilos de paille et cent trente doubles d'avoine. Il est aussi réquisitionné, six voituriers pour acheminer le tout à Langres. Jean Sautot est reconduit dans ses fonctions le 19 mai 1871. ·La taxe sur les chiens fait toujours l'objet de nombreuses réclamations quant à sa répartition. ·La mauvaise récolte de 1873 inquiète les élus, car une grande partie des habitants de la commune se trouveront sans ressources, voire même sans travail l'hiver. C'est pourquoi, des travaux vont être décidés et entrepris immédiatement (construction d'un chemin de plus d'un kilomètre). ·La vente des peupliers du val de Beaulieu a beaucoup soulagé les finances de la commune. Jean Sautot est réélu le 21 février 1874. ·La fontaine de Bourgaud, pour des raisons d'hygiène, doit être canalisée par une rigole pavée qui longera la rue, car son écoulement avec les fumiers qui l'avoisinent, rend tout un quartier insalubre. Une souscription spontanée des habitants du quartier fournira 910 F pour démarrer les travaux ! Cette fontaine alimente le lavoir principal du village devant lequel, deux grandes auges, taillées dans la pierre, permettaient au bétail de s'abreuver. De tous les lavoirs de Rosoy, c'était le préféré des lavandières. Sa profondeur et la hauteur de son mur permettaient à ces dernières de laver debout, position qui était plus reposante qu'à genou. L'histoire ne dit pas si le bétail  avait la même préférence ! Jean Sautot est réélu le 8 octobre 1876. ·Depuis 1854, la gratuité de l'enseignement primaire a été garantie par la commune. Mais en 1877, suite à l'augmentation du traitement de l'instituteur et de l'institutrice, le conseil vote 4 centimes par franc sur le principal des quatre contributions, pour la gratuité de cet enseignement. Le 21 janvier 1878, Monsieur Sautot est réélu maire. Ce sera son dernier mandat. ·C'est en 1879 que le dernier paiement sur les travaux de construction de l'église est effectué. Jean-Antoine Sautot décède le 14 octobre 1879.
Emille Parisot est né le 2 novembre 1844 à Rosoy. Il est agriculteur au village. Il est élu le 21 décembre 1879. Il sera réélu le 23 janvier 1881. ·Le 24 avril 1880, une troisième cloche a été donnée et montée aux frais du Curé Caillet. Elle est fondue par les Ets Martin de Nancy, pesée en présence du maire et de l'adjoint soit le poids total de 900 kg. ·Il est courant de faire des ventes de bois mort, ce qui représente un petit revenu supplémentaire à la commune. ·Les fontaines sont en très mauvais état. Pour un pays de culture, il devient urgent de les remettre en service. ·En 1883, la commune rachète plusieurs parcelles pour y reconstruire les écoles, en très mauvais état, malsaines et menaçant ruine. Emile Parisot est réélu le 18 mai 1884. ·En 1890, le vent arrache un tilleul devant l'église et deux autres menacent de tomber. La commune décide de replanter des arbres de la même essence. Les anciens bâtiments des écoles se trouvaient à proximité de ces arbres. ·En 1885, une partie du ruisseau des Joncs est curée et les arbres élagués. ·A l'emplacement actuel de la mairie, un ensemble de vieux bâtiments est démoli afin de pouvoir construire la nouvelle école. ·Considérant qu'il y a urgence à fonder un bureau de bienfaisance et d'ouvrir une souscription publique, le conseil approuve les propositions d'une souscription. Un tableau des souscripteurs, commençant par les plus généreux, sera affiché à la mairie. ·Les écoles seront achevées en 1887 sous la responsabilité de Monsieur Godard, Architecte à Langres. ·En 1887, des réverbères sont élevés. En fin d'année, le montant des frais des écoles ayant obtenu un large rabais, ce dernier a permis d'acheter une cloche pour appeler les élèves. Cette cloche permettra aussi d'appeler le conseil municipal aux diverses réunions. Le 20 mai 1888, Emile Parisot est réélu. ·En juillet 1891, considérant que la vigne est un produit rémunérateur, considérant que la vigne locale ne produit plus de bois et plus de raisin, le conseil à l'unanimité est d'avis d'introduire les cépages américains. ·Une grande épidémie de fièvre typhoïde sévit durant les derniers mois de cette année. Réélection le 15 mai 1892 d'Emile Parisot. ·Création d'un corbillard sur le modèle de celui de FaylBillot. Il sera réceptionné par le conseil, le jugeant conforme au devis. ·En 1882, un inventaire complet des archives de la commune ainsi que du mobilier a été réalisé. Je n'ai pas trouvé trace à la mairie. Cette même année, Luc Guidon, par un testament olographe, fait bénéficier la commune d'un important legs au profit des pauvres, soit la somme de six mille francs, somme très importante si l'on considère que les dépenses de la commune pour cette année, s'élèvent à la somme de treize mille francs. Cela permettra de créer un bureau de bienfaisance. " La disparition des vignes a entraîné un seuil de pauvreté critique ". Emile Parisot décède le 30 août 1912 à l'âge de 67 ans.
Jean-Marie Magnier est né le 10 juin 1846 à Hortes. C'est le grand-père de Jean Michel Victor Magnier, filateur de son métier demeurant à Rosoy. Adjoint sortant, il est élu maire le 30 mars 1893. ·En 1894, la commune décide de récompenser par une prime, les personnes disposées à fournir un cheval, pour conduire la pompe dans un pays voisin, en cas d'incendie. La prime est de huit francs pour les communes de Chaudenay et de Hortes et de dix francs pour les autres. ·En 1895, est instaurée l'assistance médicale gratuite pour les individus privés de ressources. Une liste nominative est établie par le conseil. On en recense trente trois. Jean-Marie Magnier est réélu le 17 mai 1896. Le budget de la fabrique, c'est à dire de la paroisse, est examiné chaque année par le conseil qui est approuvé par ce dernier, si les recettes et les dépenses sont justifiées. ·En août 1896, le conseil constate que la population décroît d'une manière frappante, population qui pourtant  comptait encore cinq cents habitants. Cette même année, le conseil est en procès avec l'administration vicinale, car entre la place des tilleuls et la mairie, un escalier est créé. Ce dernier étant frappé d'alignement, l'administration refuse de revenir sur les plans d'alignement de la traversée de Rosoy. Elle impose à cette dernière des largeurs de trottoir supérieures  à celles de Fayl-Billot, chef lieu de canton de l'époque dont les trottoirs n'excédaient pas 3 m à certains endroits. Le 14 mai 1897, la plus grande partie des vignes est détruite par la gelée. · A côté de la place du Coin se trouve la rue du Coin appelée aujourd'hui rue des Charrières. A cet endroit doit être créée une fontaine. " C'est une rue populeuse, elle a été partiellement frappée par la fièvre typhoïde, car elle possède un puits qui fournit une très petite quantité d'eau boueuse et de mauvaise qualité. Il est rapporté que les habitants du quartier en arrivent à voler cette eau pendant la nuit, en temps de sécheresse, car la journée, ce puits est à peu près à sec ". ·La source de la fontaine de Bourgaud a beaucoup fait parler d'elle. En effet, cette source se trouvait sur le terrain particulier du Sieur Charles Candelier. Face aux refus successifs du propriétaire de céder une petite parcelle de terre à la commune, afin que soit rétablie l'eau de cette fontaine, c'est un décret en 1901, de Monsieur le Président de la République qui autorisera la commune à capter la source de Bourgaud. ·En 1903, la commune est raccordée sur le réseau départemental téléphonique. ·En 1904, il est question de réaliser un champ de tir par une société créée à Rosoy. Jean-Marie Magnier est réélu le 20 mai 1900. ·En 1901, il y a une restructuration du corps des sapeurs pompiers. Ils sont disposés à faire un engagement de cinq années. Jean-Marie Magnier décède à l'âge de 55 ans, le 26 septembre 1901.
Albert Pierre Alfred Voillemin est né à Rosoy le 13 mai 1868. C'est le grand-père de Gilbert Voillemin. Il est élu le 24 novembre 1901. Le conseil décide de maintenir les Soeurs de la Providence au service de la commune. Elles y sont représentées par une sœur qui fait fonction de garde-malade et cela depuis plus de cinquante ans. ·Le 27 janvier 1906, la commune réclame le changement de l'instituteur." Par suite de ses calomnies, il ne peut plus donner sa confiance et par suite de son manque de bienveillance, il s'est aliéné la sympathie des habitants, qui n'osent plus aller lui demander les renseignements qui leur sont nécessaires ". Le 10 septembre 1908, Albert Voillemin est réélu. ·Il y a un projet de captage des sources de la Coudre pour réaliser l'adduction d'eau. La commune, depuis vingt années, recherche des solutions pour l'eau potable, car la fièvre typhoïde, à l'état latent, fait des victimes à Rosoy. ·Comme dans la plupart des villages, Rosoy possède un berger communal qui vit dans une maison fournie par la commune. ·Certaines lampes à pétrole pour l'éclairage public sont remplacées par des modèles plus performants et plus économiques, modèle au cusol, fabriqué par la maison Danaviouze en 1910. Cette année-là, il y a 468 habitants. ·La source de la Saule est vendue à la commune par son propriétaire, Monsieur Odot, en vue des futurs captages. L'adduction d'eau s'étendra petit à petit dans le village. ·En 1912, le partage de l'affouage se fera par  feu. ·La commune fait l'acquisition d'un taureau communal qui aura la vocation de reproducteur. Considérant que cinq ans était un maximum quant à son service, la commune demande à Monsieur Marchand de Marcilly de bien vouloir lui fournir une autre bête plus jeune. ·En 1916, le conseil constate qu'il reçoit de plus en plus de réclamations des habitants : difficultés de ravitaillement, hausse constante des denrées alimentaires, la crise est devenue générale et le conseil s'insurge contre certains profits abusifs. Il essaie, en analysant la situation, de trouver remède  à cette dégradation. ·La commune décide l'interdiction de sortir du blé à l'extérieur des limites de la commune ! Albert Voillemin est réélu le 10 octobre 1919. · Le 21 novembre 1920, le conseil décide d'ériger le monument commémoratif aux morts de la guerre, sur la place de l'église, à l'extrémité Nord de la place des Tilleuls pour un montant de 7 700 F. La somme de 1 738 F proviendra de la souscription publique, le reste sera voté par le conseil. Les six obus qui entourent le monument ont été demandés au département. Le monument coûtera en définitive, 10 800 F. Albert Voillemin décède le 5 décembre 1949.
Léon Jules Parisot est né à Rosoy le 1er septembre 1882. Il est agriculteur et il vit avec son frère. C'est un homme d'une éducation remarquable qui fait preuve d'un respect total d'autrui. Il rend chaque semaine la justice à Fayl-Billot, où il se rend à vélo. C'était d'ailleurs son seul mode de déplacement au village. Rosoy dépend du canton de Fayl-Billot à cette époque. Sa première élection de maire sera le 23 octobre 1921 avant de s'être récusé à la séance du 9 octobre 1921. · Cette même année, la société de tir La Concorde, s'est vu attribuer une médaille d'argent et une de bronze à l'occasion de différents concours à Chaumont. Cette société encourage les jeunes à ce sport. C'est au lieu-dit " La Châtelaine " que les entraînements ont lieu. A cette époque, ce lieu-dit est surnommé " Au champ de tir ". · Le 6 janvier 1923, le projet  de concession de la société coopérative agricole d'électricité de Ray-Cendrecourt est abordé. · Un bureau de facteur receveur est créé. Rosoy devient Rosoy-sur-Amance suite à une proposition du conseil concernant de nombreuses erreurs avec d'autres départements. · En 1924, les lampes à pétrole de l'éclairage public sont remplacées par des lampes électriques, au nombre de quinze, réparties dans le village. Cette même année, l'école qui regroupe deux classes passera de 50 à 30 élèves. Ces dernières seront remplacées par une classe mixte. Léon Parisot est réélu le 17 mai 1925 et le 18 mai 1929. · Le 15 mars 1930, un incendie se déclare à la forge de Louis Lefort. A la suite de ce sinistre, le conseil décide l'achat d'une pompe à incendie qui débite trois cent dix litres par minute pour soixante coups de balanciers. La projection de l'eau est possible sur une longueur de trente mètres et sur une hauteur de vingt mètres. C'est une pompe aspirante refoulante. Elle est en cuivre monobloc. Elle est mise en service en mars 1931. L'ancienne pompe datait de 1835. · Création en 1933, d'un comité de défense contre le doryphore. · En 1934, la population de Rosoy est de 333 habitants et l'école publique comporte 40 élèves. Le conseil demande le rétablissement de la deuxième classe supprimée précédemment. · On effectue un curage du ruisseau des joncs, le dernier ayant été réalisé en 1890. Le 18 mai 1935, Léon Parisot est réélu. · En 1937, Monsieur Nopper fait don de pièces archéologiques à la commune. · En mai 1940, la commune reçoit l'ordre de faire construire des tranchées abris pour les enfants des écoles. De nombreuses personnes se rappellent encore s'en être servi pendant leur jeunesse. Ces tranchées étaient recouvertes de branchages. · Foin et avoine sont réquisitionnés pour le compte de l'autorité allemande. Léon Parisot se charge de la fabrication du pain pour les villages de Hortes et de Rosoy. Le 20 juin 1940, tout Rosoy tremble, c'est la consternation à Hortes. Vingt et un hommes sont enfermés par mesure de sécurité, dans l'église St-Gengoulph par les autorités allemandes. Une mitrailleuse fut même installée en face à l'édifice. Quelques heures après, ils seront libérés, au grand soulagement de la population. · En 1943, il y a un projet de créer un bassin de natation sur le territoire de la commune de Hortes, au lieu-dit " le pied de chien". C'est une baignade sommaire en eau vive destinée aux enfants des écoles. Cette baignade est dite intercommunale ! Léon Parisot est réélu le 6 mai 1945. Ce sera son dernier mandat. Il décède le 22 février 1970.
Frédéric Auguste Joly est né le 14 septembre 1905. Il est issu d'une famille d'agriculteurs. Il est élu maire le 4 novembre 1947. Il était ancien adjoint. Il démissionnera en 1948. Cette même année, il y a de mémorables élections mouvementées. En effet, de ballottages en refus, par plus de quinze tours étalés sur plusieurs séances, le conseil municipal, après la démission de son maire, est dissout, en date du 22 avril 1949 par décret au Journal Officiel. Le conseil, en effet, est dans l'impossibilité d'aboutir à la désignation d'un successeur. Frédéric Joly  décède le 16 octobre 1956.
Henri Vaudin est né le 3 octobre 1898 à Rosoy. Il acquiert une formation d'agriculteur à Malroy. Il est  élu au deuxième tour de scrutin le 25 juin 1949. Malgré une impartialité parfois remise en cause, il jouit d'une grande qualité d'économe et d'un dévouement total. Il sera aux rênes de la commune jusqu'en 1971. · Les ressources en eau s'élèvent à 15 m3 journalier, pour 360 habitants et un cheptel important. Cela est insuffisant. Un projet de captage supplémentaire est à l'étude. ·L'empierrement des chemins est une décision des élus malgré la grogne d'une certaine partie de la population. Mais comme toute nouveauté, le pratique a été apprécié après. Le goudronnage n'était pas d'actualité à cette  époque. Henri Vaudin est réélu le 7 mai 1953. · En 1957, une moto pompe Guinard est achetée pour le corps des sapeurs pompiers. Elle est actuellement toujours opérationnelle. Cette même année, l'intérieur de la mairie est rénové. Henri Vaudin est réélu le 14 mars 1959. Il décède  le 2 juin 1975. 
Gilbert Voillemin est né à Rosoy le 16 mai 1934. Son père, Jean, est menuisier au village. Au sortir de ses obligations militaires, Gilbert Voillemin acquerra une formation de menuisier, puis il  travaillera chez son père comme ouvrier de 1957 à 1969. A partir de cette période, il sera artisan et il reprendra l'atelier familial. Le 7 mars 1971, il est élu maire de la commune sans avoir formé une liste. Il est maire jusqu'en 1989 où il ne se représentera pas. D'un flegme légendaire, il savait faire face aux questions et aux problèmes quotidiens de l'administration municipale. Pendant ses divers mandats, il participera activement à l'assainissement du village. Il renforcera le réseau d'eau potable, notamment la canalisation qui soulagera le manque répétitif d'eau de la commune de Hortes. Il sera aussi maire de la commune fusionnée avec Hortes. Gilbert Voillemin sera en retraite le 30 juin 1994. Il aiguillera son fils Francis, vers le  travail du bois comme lui.
Jean-Marie Guichard est issu d'une famille de neuf enfants. Ses parents sont cultivateurs. Il est né à Rosoy le 28 mars 1938. Après sa période militaire en Allemagne et en Algérie, il entre dans la vie active dans une cave d'affinage puis dans une coopérative laitière. C'est en 1964 qu'il rentre à la SNCF, où il fera carrière jusqu'à sa retraite, le 28 mars 1993. Il est élu maire délégué en 1989. Jeune retraité en 1993, il se consacre avec plus d'ardeur aux impératifs de sa fonction de premier magistrat, emploi du temps oblige. 
D'un caractère prompt et fougueux, il transige difficilement sur les problèmes quotidiens de l'organisation municipale de sa commune. Il se consacre sans compter au bénévolat. C'est ainsi, qu'en plus de sa fonction, il motivera beaucoup de personnes pour rendre le village plus accueillant, voir plus sécurisant. Il prend l'initiative de mettre sur pied les feux de la St-Jean. Jean-Marie Guichard fait installer une Marianne dans la salle du conseil, ainsi qu'une vitrine exposant des objets témoignant du passé de Rosoy. Il est passionné par la vigne, les moutons et le jardinage, le rêve d'un amoureux de la campagne.
La mairie
La mairie se caractérise par un campanile, où la cloche est commandée par une corde depuis la salle du conseil. Sa cloche, d'un diamètre de 0,32 m, a été fondue par les Frères Farnier de Robécourt. Ces petites cloches se retrouvent dans plusieurs mairies de la région. Le bâtiment, construit en 1887, abrite l'école et le logement de l'instituteur. Tout le bâtiment a été rénové en 1993. En 1994, à la suite d'une restructuration des écoles de Haute-Amance, la maternelle de Hortes est transférée à Rosoy. Il faut noter que la mairie n'a pas été toujours là. C'est à côté du monument aux morts qu'elle se trouvait précédemment.
Les   écoles ont  été aussi à   l'emplacement   actuel  de l'habitation d'André Rougeot.