Mairie de Montlandon

Lotissement du plateau

Hommage à Michel Favrel

Monument aux morts

Notre Dame du soc

Court de tennis

Le vieux chêne et le calvaire classé

MONTLANDON
Sa situation et ses origines
Anciennement dénommé Montlandum, Mons Lando, Mons Landonis (en 1170), le village de Montlandon est édifié au sommet d'une colline de 420 mètres d'altitude. Son point élevé permet une vue très étendue sur les campagnes environnantes. Le Mont-Blanc est visible par temps clair. Les origines de Montlandon restent assez floues. Des recherches, sur son territoire, ont permis de retrouver une centaine de silex de l'époque néolithique. Il y avait parmi eux, des pointes de flèches, des couteaux et des racloirs discoïdes. D'autres outils ont été aussi trouvés par Claude Gouspy. A hauteur de Montlandon, la N19, ancienne route impériale, suit sensiblement le même tracé que l'ancienne voie romaine, allant de Langres à Bâle. Des fragments de tuiles, des pieux taillés et sciés prouvent l'existence d'une importante construction, située au-delà de la voie de chemin de fer, et dont le plan est apparu lors d'une grande sécheresse. Ce fut peut-être le site d'une villa gallo-romaine. D'anciennes traces d'une voie romaine sont présentes au Nord du village. En 1146, une famine sévit dans toute la région. L'évêque Godefroy de Rochetaillée et le clergé apportèrent leur aide par divers ravitaillements de nourriture.
Au Xème siècle, une donation fut faite à la cathédrale de Langres de tous les biens que possédait, à Montlandon, un  évêque nommé Widric (ou Vidric). Hugues II, abbé de Beaulieu de 1201 à 1204, possédait aussi des biens à Montlandon. Il les céda en 1204 au chapitre de Langres. Le reste de la seigneurie aurait été donné au chapitre en 1208, avant que le dernier seigneur parte en croisade. En 1258, Henri, curé de l'époque, fut nommé exécuteur testamentaire d'Etienne de Montlandon qui était chanoine à Langres. En 1789, Montlandon appartenait au chapitre de Langres qui était décimateur et collateur de la cure. La dîme, qui était un impôt versé à l'Eglise jusqu'à cette date, représentait le dixième du produit de la terre et de l'élevage. La paroisse faisait partie, comme de nombreuses autres communes du diocèse, de l'élection et du bailliage de Langres. Elle dépendait du doyenné du Môge.
L'église Notre-Dame
La bâtisse Son église, du XIXème siècle, est dédiée à la Vierge en sa nativité. La fête patronale a lieu le 8 septembre. Cette bâtisse, située à 410 m d'altitude, est contiguë à une propriété appartenant actuellement à Bernard Schaltegger et dont les anciens propriétaires ont été bienfaiteurs vers les années 1880.

La rénovation de l'église débuta quelques années après, sous le mandat de son maire, Jean-Baptiste Noël. Sa proportion était moindre et le clocher actuel n'existait pas. Des réparations urgentes et indispensables furent demandées en juin 1810. Cela concernait la tour de l'église, la couverture du choeur, de la chapelle et de la sacristie. Plusieurs pièces de bois, qui concourent à la composition de la flèche du clocher, sont altérées à leurs assemblages. Le seuil du vitrail côté Sud-Ouest est entièrement pourri. Les abat-sons du clocher sont presque en totalité détruits et ce qui en reste est dans un état de délabrement total. Deux  chênes  furent  fournis par  la  commune  pour   les besoins  de  la  réparation, soit  deux  pièces  de 7 m et 0,19 m x 0,32 m d'équarrissage. Les tuiles de remplacement furent des tuiles de Neuilly. Ces réparations furent réalisées en 1921. La croix et le coq y furent replacés. La toiture de l'église, au niveau du choeur, date de 1764, l'inscription y a été trouvée lors de travaux en 1976. Le 22 juin 1861, un ouragan d'une rare violence renversa la petite flèche du clocher qui se trouvait accolée à la chapelle de la Vierge, (partie droite du transept). Ce drame occasionna beaucoup de souci aux élus et à la fabrique de Montlandon. Ce petit clocher qui devenait vétuste, un peu à l'image de l'intérieur de l'édifice, devait être réparé. La partie où les fidèles se réunissaient était exiguë, son plafond était en planches, comparable à l'église de Troischamps actuelle. D'importants travaux s'imposèrent donc, déjà pour une mise hors d'eau et ensuite pour son agrandissement. 

C'est Monsieur Hannaire, architecte à Rosoy qui fit la coordination des travaux. Ils furent chiffrés à la somme de 19 500 F. Une souscription spontanée des habitants, soit la somme de 5 215 F, fut engagée. Le conseil de fabrique versa 200 F. La commune, par l'augmentation du rôle sur les pâturages puis la vente de peupliers, permit le bouclage financier de ce lourd investissement. L'adjudication de ces travaux fut conclue le 17 mai 1872. C'est Monsieur Grosse, entrepreneur, qui commença les travaux en 1873. La pierre nécessaire provenait des carrières de Noidant-le-Chatenois. Une polémique éclata bien vite durant les travaux. Monsieur Hannaire présenta pour le clocher uniquement, une dépense de 33 000 F alors que le projet initial d'agrandissement était de 19 500 F. Une partie fut réceptionnée le 17 décembre 1873. C'est seulement en 1876 que le coq fut placé au sommet du nouveau clocher, après un retard dû à un surcoût considérable de ces travaux. Le choeur datant du XIIIème siècle, fut préservé. Il fut réparé en 1878 grâce à un don de Nicole Rose Badet. Le sanctuaire est orienté selon la tradition. En 1893, la voûte de l'église se dégrada et inquiéta la sécurité publique. Un legs de 1600 F fut fait à la fabrique de l'église par Mademoiselle Elisabeth Verbecq mais la commune le refusa après étude des conditions. Les legs étaient très courants entre 1800 et 1900. J'ai joint (page 57 et 58) une copie du legs datant de 1821 par lequel Madame veuve Anne-Marie Boudrot, épouse de l'ancien maire de Hortes, Isaac Barillot, lègue des bijoux, de l'argent et du blé.
Le but de ces testaments était aussi souvent, l'aide aux indigents. Certains, par contre, les faisaient dans le but d'une survie dans l'au-delà (messes, prières résultant d'une fondation). Plusieurs dizaines de milliers de francs de cette époque étaient gérées sur Haute-Amance par le bureau des Marguilliers (voir page 160). La tour, le fronton et la flèche, furent rejointoyés en 1906 pour un coût de 1 564 F, selon un devis établi par Monsieur Janniard, architecte à Langres. D'importantes infiltrations menaçaient la structure de l'édifice. En 1920, la commune procéda à l'échange des tuiles plates pour la somme de 35 500 F. Actuellement, le maître-autel n'existe plus. Seul, son socle subsiste par la présence de deux marches. Ce superbe autel, en forme de bâtisse en pierres dentelées, a été démonté, dans la période où les autorités religieuses ont prôné l'austérité et le dénuement des lieux de culte. Il est regrettable que d'autres décorations aient eu le même sort. L'habileté de certains antiquaires et la désinvolture de certains curés, ont contribué à ces états de fait. Certaines de ces décorations ou de ces mobiliers étaient dus à la générosité de bienfaiteurs. Quel affront face à de tels agissements! L'église est pavée en dalles de pierre. Seuls, les emplacements du choeur et les deux chapelles possèdent des carreaux en grès cérame. C'est dans la chapelle du Sacré-Coeur que sont regroupées sept statues. La verrière y est ordinaire. La voûte qui est dans l'axe des chapelles et de la nef, a été renforcée par d'importantes tiges en fer. Elle est très dégradée. La verrière n'est plus que colorée. A l'origine, un vitrail semblable à celui de la chapelle de la Vierge devait s'y trouver.
Pourquoi ce vitrail n'a-t-il pas été remis en valeur ? Peut-être était-il trop dégradé ? 

Ce dommage aurait été provoqué par l'explosion du 13 septembre 1943. La voûte de la partie gauche du transept fut renforcée après 1947, sous le mandat de Paul Barbier et sous la responsabilité de Monsieur Méot, architecte. Les enduits intérieurs de l'édifice furent rénovés. Une sonorisation fut installée en 1970. Sur la droite du transept, il y a un vitrail qui représente la Vierge et l'Enfant Jésus. C'est un don de Madame veuve Grand et de Madame Daigney-Grand. Un autel à l'Immaculée Conception y est édifié. On y trouve les traditionnelles statues telles  Ste-Jeanne d'Arc, la Vierge... Il y a un chemin de croix polychrome. La chaire, sobre et effacée, est d'une conception très simple. On peut remarquer la présence, à l'arrière de la nef, de onze corbeaux qui peuvent laisser penser à l'existence d'une ancienne tribune. Une plaque commémorative en plâtre moulé, honore par l'inscription " PRO UMANITATE, PRO PATRIA ", les combattants morts au Champ d'Honneur.
Michel Testevuide, 23 mai 1915 Marcel Gillot, 16 juin 1915 Paul Jannel, 06 juillet 1915 Auguste Jourdeuil, 27 août 1915 Henri Carbillet, 08 mars 1916 Victor Laurent, 27 octobre 1917 Augustin Viard, 17 mars 1918 Emile Laurent, 23 juin 1918
Georges Viard, le 15 mai 1940 124
Daniel Massotte, le 22 octobre 1961
Les vitraux Ils subiront quelques petites réparations en 1985 et en 1992. L'ensemble magnifique du choeur représente respectivement, Ste-Anne, St-Joseph, le Christ et la Vierge. Aménagé en ogive, cet ensemble complète la nef d'une façon admirable. Sur la façade de l'entrée principale, une très belle et originale verrière ronde est finement entourée d'un filet rouge et bleu.
Le clocher Sa toiture en pierre a été rénovée en 1972 et 1978, suite à la foudre. Les abat-sons, confectionnés en 1876, ont été totalement refaits en 1994 par l'entreprise Piquée de Fayl-Billot, pour un montant de 150 000 F. Il subsiste encore de nombreuses infiltrations très difficiles à localiser en raison de sa structure en pierre. Ces dernières s'aggravent lorsque la pluie provient du Sud. Des gargouilles ornent la base de la flèche comme à l'église de Chaudenay. Sur les huit d'origine, l'une est manquante et une autre n'a plus de tête. Voici une petite légende écrite par les enfants des écoles en 1994.
Les gargouilles de l'église Il y a fort longtemps, le diable se désolait de voir tous les habitants de Montlandon se rendre à la messe le dimanche. Il n'en dormait plus la nuit, cherchant le moyen de les empêcher d'assister aux offices. Après avoir longuement réfléchi, il décida de passer à l'action. La veille de Noël, peu avant la messe de minuit, il fit apparaître, au sommet du clocher, aux quatre angles de la tour, d'horribles bêtes monstrueuses qui se mirent à cracher du feu. Dans la nuit, les langues de feu se voyaient de très loin, des villages environnants et, même des remparts de Langres. Ces animaux sataniques poussaient des rugissements terrifiants qui parvenaient jusqu'à Celsoy. Les villageois, terrorisés, n'osaient plus sortir de leurs maisons. Pourtant, l'heure de la messe approchait. Cela ne pouvait plus durer. Dieu qui veillait sur  ses fidèles, transforma les monstres en pierre. Le calme revint. Les gens reprirent confiance, oublièrent leur peur et se rendirent tous à l'office. Aujourd'hui, les bêtes pétrifiées servent de gargouilles par lesquelles s'écoule l'eau de pluie, cette eau qui éteint le feu. La foudre vient, parfois, frapper le clocher. On raconte que c'est Lucifer qui cherche encore à se venger de son échec.
Le beffroi L'état du beffroi devenant incertain, le conseil décida sa réfection en 1961 par un menuisier de Chauffour. Ce travail fut évalué à six cents heures de main-d'oeuvre. Bien qu'étant plus cher par rapport à un beffroi métallique, il fut réalisé en bois : une note de noblesse incontestable, si l'on se place sur le plan de la restauration d'un patrimoine ancien. Il est à noter qu'actuellement, l'exécution d'un beffroi métallique n'est plus acceptée par les Beaux-Arts. En 1962, le conseil municipal décida de vendre l'ancien beffroi au plus offrant.
Les cloches L'ancien beffroi possédait une cloche qui fut abîmée. Suite à un devis de Monsieur Barret, fondeur à Breuvannes, elle fut refondue en avril 1835. Joseph Hyacinthe Léonard Barret réclama un dû à la commune de Montlandon, d'un impayé de quinze mois, soit la somme de 2 800 F. Ce montant représentait le prix de soixantedix-huit kilos de métal, ajouté aux 550 kg du marché. Il intenta un procès à la commune. Il s'agissait d'une composition de quatre pavés de cuivre rouge et d'un pavé d'étain fin d'Angleterre. Le litige portait sur une partie de zinc qui aurait été substituée. Il fut impossible à la commune de le prouver. La mise en fusion fut faite en présence de Monsieur Billant, maire de l'époque et de son adjoint. Le jour de la Toussaint 1885, la petite cloche fut cassée. Messieurs Farnier, fondeurs à Robécourt, proposèrent pour accorder les deux autres, d'en refondre deux pour un montant de 1 390 F. La fabrique et les particuliers fournirent 1 090 F. C'est pour cette raison que la plus grosse cloche date de 1874. Le sens de balancement est croisé comme l'ancienne configuration du beffroi de Hortes.
La  grosse DONNEE A L'EGLISE PAR MARIE-ANNE CHAMONT, SOEUR DE JEAN ET JACQUES CHAMONT. J'AI ETE BENITE EN 1874 PAR PIERRE LOUIS MICHAUT, VICE DOYEN, CURE DE MONTLANDON, SOUS LES NOMS DE MARIE IMMACULEE PIERRE AMAND. J'AI EU POUR PARRAIN CLAUDE FRANCOIS GUILLAUMOT DUVERNOIS ET POUR MARRAINE MADEMOISELLE MARIE MARGUERITE GRAND- GUILLAUMOT SANCTUS DEUS, SANCTUS FORTIS, SANCTUS IMMORTALIS. Son diamètre : 1,20 m
La moyenne J'AI ETE FONDUE EN 1886, SOUS L'ADMINISTRATION DE JEAN-BAPTISTE LAURENT MAIRE ET DE NICOLAS BRESSON ADJOINT. J'AI ETE BENITE PAR FRANCOIS JULES VILLEMIN, CURE DE MONTLANDON. J'AI EU POUR PARRAIN LEON AUGUSTE JOURDEUIL, CURE DE PLESNOY ET POUR MARRAINE, ELISABETH VERBECQ. VOX DOMINI IN VIRTUTE. FARNIER FRERES, FONDEURS A ROBECOURT, VOSGES. Son diamètre : 1,10 m
La petite
J'AI ETE FONDUE EN 1886, SOUS L'ADMINISTRATION DE JEAN-BAPTISTE LAURENT, MAIRE ET NICOLAS BRESSON ADJOINT. J'AI ETE BENITE PAR FRANCOIS JULES VILLEMIN, CURE DE MONTLANDON. J'AI EU POUR PARRAIN MARIE-PIERRE AUGUSTE LAURENT PRETRE ET POUR MARRAINE MARGUERITE LENOIR, DAME PLOUARD. VOX DOMINI IN MAGNIFICENTIA. FARNIER FRERES, FONDEURS A ROBECOURT.
Son diamètre : 1,00 m 
Les tonalités respectives sont : ré, mi et  fa. Leur accord n'est pas parfait.

L'horloge Vers les années 1951, il y avait encore une horloge mécanique, équipée de quatre cadrans. Son remontage quotidien était à la charge d'une personne qui était indemnisée à cette époque à huit cent soixante francs par an. Pour les sonneries civiles, une indemnité supplémentaire, s'élevant à la somme  de mille sept cent cinquante-huit francs, lui était remise. C'est en 1925 que cette horloge ainsi que ses cadrans seront rénovés. Malheureusement, elle n'est plus dans le clocher. J'ai fait une recherche auprès d'anciens responsables communaux, personne ne se souvient d'elle. Je pense que c'est au moment de l'automatisation du système que cette horloge a dû être cédée ou vendue.
La statue de la Vierge Une statue de la Vierge fut érigée en 1872, sur l'éperon rocheux, au lieu-dit " Le Soc ". C'est à l'initiative du Curé Pierre Michaut et de son frère, Claude que cette statue vit le jour. Les habitants du village étaient pauvres et leur générosité qui avait déjà été mise à l'épreuve par les frais de la rénovation de l'église, ne put être sollicitée à nouveau. C'est pourquoi, leur participation fut manuelle. Ils  transportèrent avec des hottes de vendange, toute la terre et la pierraille qui furent nécessaires à la réalisation du socle.
Cent soixante mètres cubes furent évalués pour ces besoins. Elle fut inaugurée le 24 mai 1872. Une cérémonie annuelle a lieu le 15 août. A plus de 400 mètres d'altitude, sur son socle, elle domine la verdoyante dépression de l'Amance. On peut lire : Notre Dame des grâces, Priez pour nous, La paroisse de Montlandon, a érigé ce monument ; A l'Immaculée Conception, Comme témoignage de son amour. ave maria. En 1972 fut fêté le centenaire de ce monument. Monseigneur l'Evêque, de nombreux prêtres et personnalités locales et départementales, assistèrent à cette grandiose cérémonie. Quelque cinq cents personnes participèrent à cette dernière.
Le cimetière On peut remarquer, au milieu d'un magnifique bouquet d'ifs, la sépulture en forme de chapelle des familles BarbierLefèvre. En 1903, suite à une proposition de la sous-préfecture, la commune accepta le classement " monument historique " de la croix du cimetière, pierre du XIème siècle. Elle fut rénovée en 1892.

 

Les maires de Montlandon Les documents permettant quelques recherches sont si succincts que peu de détails étoffent ces premières années.
Thomas Odin, cultivateur au village, est maire vers 1800.
Alexandre Viard, entre 1810 et 1825.
Etienne Billant est maire de 1831 à 1847.
Alexis Augustin Viard est maire en 1848. En 1850, la commune compte plus de 400 habitants. Monsieur Viard décède en 1871, à l'âge de 72 ans (le 9 fructidor de l'an 7 de la République).
Auguste Gillot  est nommé maire le 9 octobre 1870. ·En 1871, ce n'est plus le préfet qui nomme les maires mais c'est le conseil municipal qui l'élit. Il décède le 28 octobre 1901.
Jean-Baptiste Noël est né le 5 septembre 1820. Il est élu maire le 14 mai 1871. Il est cultivateur au village. ·C'est sous son mandat que les travaux de l'église seront exécutés. Il décède le 19 janvier 1889.
Jean-Baptiste Laurent est né le 15 septembre 1835 à Montlandon. Il est élu au 3ème tour de scrutin le 21 janvier 1878. Il est négociant en grains. L'hiver 1879 est très rude. Sa rigueur a causé un état de misère  dans les familles les plus pauvres. Une douzaine de familles recevront des aides de la commune. · En 1880, les finances de la commune sont mises à mal par le financement d'importants travaux réalisés à l'église. ·Les communes sont très liées à l'éducation nationale et, à cette époque, il existe un registre spécial des instituteurs  dans les mairies. Par exemple, cette année, Nicolas Jannel, ancien instituteur à Saulxures, sera nommé titulaire et s'engagera avec la commune pour un certain nombre d'années à rester au village. Une loi du 10 avril 1867 oblige les communes à avoir une maîtresse de couture dans chaque école. ·Depuis 1877 à ce jour, la ligne Chalindrey-Mirecourt vient d'être construite, ce qui pénalise les terrains productifs du village. ·La commune demande à l'administration des postes, la création d'un bureau distributeur permanent. Jean-Baptiste Laurent est réélu le 23 janvier 1881. ·A la suite de la construction du fort Mortier, la commune constate une augmentation de cent habitants, soit  vingt familles qui apporteront vingt élèves supplémentaires aux effectifs scolaires. Montlandon aura 520 habitants cette année là. Jean-Baptiste Laurent est réélu le 18 mai 1884. C'est en 1886 que les deux cloches seront fondues. Le 20 mai 1888, il est de nouveau maire de Montlandon. ·Cette année là s'est établie, une société de gymnastique et de tir fréquentée par les jeunes gens de la commune. " Cette société, conduite par de bons chefs, peut devenir moralisatrice et appuyer la formation du maniement des armes avant l'arrivée au régiment de ces derniers ". C'est pourquoi la commune appuie le dossier, afin que les statuts soient approuvés par l'administration supérieure.
·Le 5 juillet 1890, un incendie se déclare chez LizabeauPernot. Jean-Baptiste Laurent est reconduit dans ses fonctions. ·En 1895, le corps des sapeurs pompiers est restructuré. L'équipement nécessaire est complet pour douze hommes. La commune possède une pompe en bon état ainsi que tous ses accessoires, un clairon et un tambour. Une indemnité sera accordée aux sapeurs. ·Les dettes de la commune vont s'accroître par la création, et plus tard l'élargissement des chemins vicinaux. Le 17 mai 1896, Laurent Jean-Baptiste est réélu au 1er tour, il démissionnera en novembre 1896. Il  décède le 14 novembre 1908.
Auguste Christophe Verbecq Pernot est né à Montlandon le 9 mai 1842. Adjoint sortant, il sera élu maire le 30 janvier 1897.
Jules Marie Victor  Laurent Lenoir est né le 2 mai 1866 à Montlandon. Il est cultivateur au village. Il est élu maire le 20 mai 1900. ·En 1903, la commune se rattache au réseau téléphonique départemental. Jules Laurent Lenoir est réélu le 15 mai 1904 puis le 17 mai 1908. ·Le mode de partage de l'affouage se fera par  feu, c'est à dire par chef de famille ou de ménage ayant domicile réel et fixe dans la commune. Jules Laurent Lenoir est réélu le 19 mai 1912. ·En octobre 1914, la commune assure le chauffage et l'éclairage de plus de 1500 hommes stationnés sur son territoire. ·En 1917, l'exploitation de l'affouage se fera par une équipe de prisonniers de guerre, les hommes du village étant mobilisés.
·En 1919, une agence postale est créée. Jules Laurent Lenoir décède le 4 avril 1937.
Jean Richard est né à Montlandon le 16 mars 1867. Adjoint sortant, il est élu le 10 décembre 1919. Il est cultivateur. ·Une quête est faite pour ériger le monument aux morts qui sera inauguré le 22 mai 1921. ·En novembre 1922, la commune projette d'électrifier le village. ·En 1924, il est question de rajouter un nom à Montlandon pour éviter une confusion avec un même nom de commune dans L'Eure et Loir. Ce sera sans suite. Jean Richard est réélu le 17 mai 1925, puis le 19 mai 1929. En 1935, le 19 mai, trois tours de scrutin n'ont pas suffi à élire un maire. Jean Richard décède le 1er mai 1938.
Célestin Abel Prodhon est né à Montlandon le 11 mars 1889. Il est le père de James. Il sera élu maire le 25 mai 1935. ·En 1940, un terrain de jeux et d'éducation physique est créé au lieu-dit " Champs du veau ". Cinq ans plus tard, sur ce même lieu-dit, un mini complexe de sport est édifié. ·En 1944, il y a un projet de création d'un réseau d'eau potable, pour garantir le confort et l'hygiène de la population. Ce n'est qu'en 1951 que le projet sera exécuté. Abel Prodhon aura la responsabilité de la commune pendant les hostilités de 1939 à 1945. Montlandon fut le théâtre de très importantes réquisitions. Il décède le 9 mai 1963.
Georges Marie André Richard est né à Montlandon le 5 février 1902. Il est agriculteur. Il sera élu maire le 18 mai 1945.
Il décède le 22 juillet 1968.
Marie Charles Paul Barbier, né le 5 novembre 1900, est agriculteur dans la commune. Il est élu le 19 octobre 1947. ·Suite à la destruction d'explosifs par l'armée américaine, il est urgent de réparer l'église, projet de 1949, qui se réalise en 1950 et 1951. Cette même année, il y a un projet d'adduction d'eau potable. Le 7 mai 1953, Paul Barbier est réélu. ·En 1956 et 1957, la construction d'une école de deux classes est réalisée ainsi que ses dépendances. C'est l'école actuelle. Le 22 mars 1959, Georges Lizabeau est élu maire, mais il n'accepte pas les fonctions. C'est au deuxième tour que Paul Barbier est réélu. ·En 1961, le beffroi est totalement refait. C'est sous le mandat de Paul Barbier que le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable verra le jour. La mise en place du réseau d'eau et la construction du château d'eau, en seront le résultat. Paul Barbier est démissionnaire le 1er août 1962. Il décède le 20 novembre 1980.
Henri Alexis Paul Gillot est né le 28 août 1904. Il est issu d'une famille d'agriculteurs de six enfants. Il est le frère de Denis Gillot, entrepreneur à Hortes. Il est retraité de la gendarmerie. ·Le clocher est foudroyé. C'est au cours de sa réparation que toutes les commandes de cadrans sont démontées. Il est élu au troisième tour de scrutin le ler septembre 1962. Au premier tour, Georges Lizabeau est élu mais il n'accepte pas la fonction. Henri Gillot est réélu le 20 mars 1965 puis le  26 mars 1971. Il est retraité. Il décède le 23 février 1980.
Paul Cornaire est né le 25 mars 1921 à Montlandon. Il est l'aîné d'une famille de deux enfants. Ses parents, agriculteurs au village, le mettront à la tâche très rapidement. Il n'a pas été astreint aux obligations militaires, car la classe 1941 n'a pas été appelée sous les drapeaux. En octobre 1944, il subit l'examen d'entrée à l'école de gendarmerie de Chaumont où il  sera incorporé en novembre 1945. En avril 1946, il est affecté en Allemagne. En 1948, par suite de compression de personnel, il retourne en France en région parisienne jusqu'en mars 1976, pour y poursuivre sa carrière. C'est dans la maison familiale, où il vécut sa jeunesse, qu'il choisit de passer sa retraite. En 1977, il est élu maire délégué. Un deuxième mandat l'amènera en 1989. · Il aura divers démêlés concernant l'élevage de veaux au fort, car d'importants problèmes de pollution sont constatés. ·Après le décès d'Auguste Hutinet, maire de Celsoy, il préside le syndicat des eaux de Celsoy-Montlandon. Il est correspondant du journal local depuis 1977. Il aura la présidence du Mont Fleuri pour trois ans. ·Un forage est effectué au lieu dit : en Prégnien, au pied du village pour renforcer le réseau d'eau potable. Il est raccordé en contrebas de la propriété de Jean-Claude Semelet. ·De 1978 à 1980, on étudie la création de la décharge régionale au lieu-dit : le Paradis. Le site étant favorable par sa structure géographique et hydrologique, il est retenu par l'administration. Toute la population et le conseil seront en opposition mais c'est un peu le pot de fer contre le pot de terre. Les années ont passé et les nuisances s'avèrent relativement
discrètes.
Par rapport aux années 1990, le maire devra veiller plus particulièrement sur le réseau d'eau, le déneigement de la mairie et des écoles, enfin diverses astreintes qui sont maintenant effectuées par les cantonniers de Haute-Amance. Durant ses deux mandats, Paul Cornaire sera très strict sur le respect des arrêtés municipaux.
Michel Favrel est né le 28 février 1934 à Montlandon. Il était conducteur de travaux à " France Télécom " et actuellement retraité depuis mars 1990. Il est aussi exploitant agricole. Il est président du syndicat des eaux de MontlandonCelsoy. Michel Favrel est élu maire délégué en 1989. ·En mars 1992, un réseau de télévision voit le jour. Deux ans après, un journal télétexte, commun aux communes associées est mis sur pied peu après la réalisation de celui de Hortes. ·En 1995, l'ensemble du bâtiment attenant à la mairie est rénové. La toiture  est refaite. Des sanitaires modernes y sont réalisés. Les ordures de Montlandon prennent une ampleur exceptionnelle par l'arrivée quotidienne des ordures de Chaumont. Le village de Chaudenay s'inquiète d'une possible pollution car les deux tiers du site vont être comblés par la réalisation d'une 5ème cellule (drainage, puits...). 
La mairie Sans aucune distinction d'architecture, la mairie se confond dans un ensemble de bâtiments dans le style des constructions voisines. Les bâtiments scolaires sont totalement indépendants, d'une construction plus récente, derrière la mairie. Des travaux importants ont permis de rénover la mairie. Une installation de chauffage central, commune à la mairie, au bâtiment scolaire et au logement de l'instituteur a été réalisée.
La plupart des projets de Haute-Amance ont été conçus et suivis dans leur réalisation par François Lacroix,architecte à Bourbonne-les-bains (ancien cabinet Raes).